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Les femmes ne possèdent pas de prostate au sens anatomique classique. Elles disposent cependant de structures équivalentes : les glandes de Skene, petites glandes para-urétrales partageant une origine embryologique commune avec la prostate masculine.
- Absence de prostate féminine : la prostate est une glande exclusivement masculine, située sous la vessie et enveloppant l’urètre
- Les glandes de Skene : équivalent féminin embryologique, situées de part et d’autre de l’urètre, elles produisent du PSA en faible quantité
- Origine commune : développées à partir du même tissu embryologique sous influence hormonale différente
- Pathologies possibles : kystes para-urétraux, troubles urinaires et rarement adénocarcinomes, nécessitant une medizinische Beratung
La question revient souvent en consultation, et elle mérite une réponse franche. Beaucoup de patientes, surtout après 50 ans, se demandent si elles possèdent une prostate, parfois parce qu’elles ont lu quelque chose sur internet, parfois parce qu’un proche a été diagnostiqué avec un problème prostatique. Je comprends cette curiosité, et je vais y répondre avec précision.
Est-ce que les femmes ont une prostate ? Ce que dit l’anatomie
La réponse courte : non, les femmes ne possèdent pas de prostate au sens anatomique classique du terme. C’est une glande exclusivement masculine dans sa forme développée. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, et c’est précisément ce qui rend ce sujet passionnant d’un point de vue urologique.
La prostate masculine : rappel anatomique
Chez l’homme, la prostate est une glande de la taille d’une noix (environ 20 grammes chez l’adulte jeune). Elle entoure l’urètre juste sous la vessie. Son rôle principal est de produire une partie du liquide séminal, qui protège et nourrit les spermatozoïdes.
C’est cet organe qui pose problème avec l’âge. À partir de 50 ans, environ 50 % des hommes présentent des signes d’hypertrophie prostatique bénigne. À 80 ans, ce chiffre dépasse 80 %. En pratique, je vois chaque semaine des patients pour ces troubles urinaires liés à la prostate. Les femmes, elles, n’ont pas cet organe. Mais elles ont quelque chose d’équivalent.
Les glandes de Skene : l’équivalent féminin
Ce que peu de gens savent, c’est que les femmes possèdent des glandes paraméatales, appelées glandes de Skene. Ces petites structures sont situées de chaque côté de l’urètre féminin. Elles ont été décrites pour la première fois en 1880 par le gynécologue Alexander Skene.
Ces glandes sont embryologiquement issues du même tissu que la prostate masculine. Autrement dit, elles partagent une origine commune. Certains chercheurs les appellent même « prostate féminine », bien que ce terme soit encore débattu dans la littérature scientifique. Elles produisent du PSA (antigène prostatique spécifique), la même molécule que l’on dose chez les hommes pour surveiller la santé prostatique. C’est un point qui surprend souvent mes patientes quand je leur en parle.
Origine embryologique commune : comprendre le développement
Masculin ou féminin, nous partons tous du même modèle embryologique. Au cours des premières semaines de développement, les ébauches génitales sont identiques. C’est sous l’influence des hormones que les organes se différencient. La prostate se développe chez le foetus masculin sous l’effet de la testostérone. Sans cette hormone, le tissu évolue différemment, donnant notamment les glandes de Skene chez la femme.
Ce parallèle biologique est essentiel pour comprendre pourquoi on parle parfois de prostate féminine. Ce n’est pas de la métaphore : c’est de l’embryologie.
| Merkmal | Prostate masculine | Glandes de Skene (femme) |
|---|---|---|
| Größe | ~20 g (noix) | Très petite (quelques mm) |
| Lokalisierung | Sous la vessie, autour de l’urètre | De part et d’autre de l’urètre |
| Production de PSA | Oui | Oui (en faible quantité) |
| Origine embryologique | Sinus urogénital | Sinus urogénital |
| Mögliche Pathologien | HBP, cancer, prostatite | Kystes, adénocarcinome (rare) |
Implications médicales et ce que cela change pour la santé féminine
Cette réalité anatomique n’est pas qu’une curiosité scientifique. Elle a des conséquences médicales concrètes, et je tiens à les exposer clairement.
Les pathologies possibles des glandes de Skene
Bien que rares, les glandes de Skene peuvent être le siège de pathologies. Des kystes para-urétraux peuvent se former, provoquant une gêne, une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels) ou des troubles urinaires. J’ai suivi personnellement une patiente de 62 ans qui se plaignait de difficultés à uriner depuis plusieurs mois. L’imagerie a révélé un kyste de la glande de Skene. Un geste chirurgical élémentaire a suffi à résoudre le problème.
Plus rarement encore, un adénocarcinome de ces glandes peut survenir. Ces tumeurs représentent moins de 0,003 % des cancers gynécologiques, mais elles existent. Leur traitement repose sur une prise en charge similaire à celle du cancer de la prostate masculine, ce qui confirme leur parenté biologique.
Le PSA féminin : un marqueur méconnu
Le PSA est souvent associé exclusivement à la prostate masculine. Pourtant, les femmes produisent aussi cette protéine, en quantité bien plus faible. Ce dosage n’est pas pratiqué en routine chez la femme, mais certaines études analysent son utilité comme marqueur dans des contextes précis, notamment pour les cancers du sein.
- Le PSA féminin est produit par les glandes de Skene et par certaines cellules mammaires.
- Son taux normal chez la femme est inférieur à 0,1 ng/mL, contre 4 ng/mL chez l’homme.
Ce que vous devez retenir pour votre santé
Si vous ressentez une gêne urinaire, une douleur autour de l’urètre ou une sensation de masse dans cette zone, ne l’ignorez pas. Ce n’est pas « normal avec l’âge ». Consultez un urologue ou un gynécologue pour un bilan ciblé. Les pathologies des glandes de Skene sont traitables, à condition d’être détectées.
Pour les femmes présentant des troubles urinaires persistants, il existe aussi des remèdes et solutions efficaces pour les troubles liés à la sphère prostatique et urologique, adaptés selon le diagnostic.
La confusion entre prostate masculine et structures féminines équivalentes est compréhensible. Mais elle ne doit pas conduire à ignorer des symptômes réels. Votre anatomie est différente de celle de l’homme, certes, mais tout aussi complexe et digne d’attention médicale.




